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	<title>René Provost</title>
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	<description>Architecte</description>
	<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 10:38:43 +0000</pubDate>
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		<title>Mon vécu de l&#8217;opération Part-Dieu à Lyon comme témoin et acteur de 1966 à 2004</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 12:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrator</dc:creator>
		
	<category>Lyon La Part-Dieu</category>
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		<description><![CDATA[Il n'existe aucune publication faisant état des transformations qui ont été opérées à la Part-Dieu entre 1990 et 2004.

Plus grave à mes yeux, l'Atlas Historique du Grand Lyon, ouvrage dit de référence, dirigé par Jean Pelletier et Charles Delfante (novembre 2004), est presque totalement muet sur ces quinze années. Or, c'est justement la période durant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><strong>Il n&#8217;existe aucune publication faisant état des transformations qui ont été opérées à la Part-Dieu entre 1990 et 2004.<br />
</strong><br />
Plus grave à mes yeux, l&#8217;Atlas Historique du Grand Lyon, ouvrage dit de référence, dirigé par Jean Pelletier et Charles Delfante (novembre 2004), est presque totalement muet sur ces quinze années. Or, c&#8217;est justement la période durant laquelle j&#8217;ai œuvré à la Part-Dieu en qualité d&#8217;architecte en chef. Ne sont d&#8217;ailleurs pas davantage mentionnés, ni mes interventions à Vaise (1996-2002), ni les bâtiments que j&#8217;ai conçus : la Halle de Lyon et son parking hélicoïdal , la tour Edf, la salle des sports à Dardilly, le siège administratif de l&#8217;OPAC du Rhône, le laboratoire d&#8217;anatomie pathologique et la morgue de l&#8217;hôpital Lyon Sud, le stade de Gerland 1998.</p>
	<p>Rares cependant sont ceux, qui comme moi, peuvent se prévaloir d&#8217;une connaissance intime de l&#8217;histoire du quartier de la Part-Dieu depuis son origine.</p>
	<p><strong>1966-1990 :</strong><br />
J&#8217;ai effectué mes premiers pas d&#8217;architecte dans une baraque ALGECO plantée au beau milieu de la caserne des Cuirassiers, en février 1966. Je débarque à Lyon, ne connaissant personne. Impressionné par les deux barres d&#8217;habitation de Moncey-Nord, je frappe à la porte de leur auteur : Jean Zumbrunnen, qui m&#8217;embauche pour… un mois ! Je resterai dix ans auprès de lui (jusqu&#8217;à sa mort), y gagnant une solide expérience et une amitié précieuse. Je lui dois, de plus, d&#8217;avoir travaillé dans le prestigieux cabinet I.M.PEI and Partners à New York en 1973-74. Araldo Cossutta, associé de PEI, est en charge de la tour du crédit Lyonnais.</p>
	<p>Jean Zumbrunnen est l&#8217;auteur (avec Marcel Gut) d&#8217;une première étude de la Part-Dieu en 1958, comprenant logements et équipements d&#8217;accompagnement.<br />
Devenu Centre Directionnel en 1966 sous l&#8217;égide de Louis Pradel maire de Lyon, le quartier fait l&#8217;objet de nombreuses propositions de la part de Charles Delfante et Jean Zumbrunnen architectes en chef. La SERL (Société d&#8217;Equipement de la Région de Lyon) en est l&#8217;aménageur.<br />
Je m&#8217;applique ici à rappeler le rôle prépondérant joué par Zum dans le concept urbanistique de la Part-Dieu, d&#8217;aucun voudrait-il le gommer.</p>
	<p>Jean Zumbrunnen a conçu les deux barres de Moncey-Nord, achevées en 1964 et 1966, au voisinage immédiat de la Part-Dieu.</p>
	<p>Tollé quasi général ! Très affecté par la critique, il est près de renoncer à son métier ; et pourtant…</p>
	<p>Disciple déclaré de Le Corbusier et de Mies Van Der Rohe, il introduit avec ses deux barres une nouvelle échelle dans la ville de Lyon. Ce dont profiteront ses &#8220;confrères&#8221; et… la Part-Dieu. Beaucoup parmi ceux-ci le jalousent, tant il assume sa philosophie, son indépendance d&#8217;esprit et tentent des interventions inopportunes. Charles Delfante est l&#8217;homme des relations publiques, l&#8217;interlocuteur privilégié de L. Pradel. J. Zumbrunnen travaille dans l&#8217;ombre, en toute modestie. L&#8217;interprétation que fait l&#8217;un du travail de l&#8217;autre auprès des instances de décision souffre la contestation.</p>
	<p>Je veux bien être souple mais pas élastique dira Zum. Combien de fois me confessera-t-il ses espoirs, ses doutes, ses regrets, au cours de longues conversations dans sa maison de l&#8217;Ardèche… C&#8217;est ainsi que le Centre Commercial, avec ses 110 000 m2 phagocytera la Part-Dieu, avec la complicité de la SERL, rentabilité oblige. Les promoteurs du centre imposeront leurs exigences, dont les effets se ressentent encore aujourd&#8217;hui. Le principal financier de l&#8217;opération décrète que &#8220;les clients ne dépenseront pas un sou avant d&#8217;entrer dans le centre commercial&#8221;….</p>
	<p>L&#8217;époque est à la séparation des niveaux de circulation pour les piétons et les automobiles.<br />
Cumbernauld, ville nouvelle en Ecosse, en est un exemple, que nous visitons.</p>
	<p>Cette donnée urbanistique fondamentale prend naissance à Moncey-Nord et s&#8217;étend à la Part-Dieu. Ainsi, les automobilistes resteront sur le plancher des vaches et les piétons évolueront à 6 m. de hauteur, sur des passerelles. Il eût fallu que tous les architectes d&#8217;opération respectent la règle. Las… un équipement majeur comme l&#8217;Auditorium (Henri Pottier Charles Delfante architectes) établit son entrée principale au niveau 0. Jean Zumbrunnen aura tenté en vain d&#8217;enterrer l&#8217;ouvrage sous un jardin public. Les auteurs de l&#8217;Auditorium ne l&#8217;entendront pas ainsi : il faut que leur œuvre se voie ! Autant par dépit que par dérision, Zum dessine une caricature de la forme du bâtiment en crapaud.</p>
	<p>De cet exemple, en particulier, je déduis qu&#8217;on ne peut porter deux &#8220;casquettes&#8221; à la fois et je renoncerai officiellement à être architecte d&#8217;opération lorsque je serai nommé architecte en chef.</p>
	<p>A mon retour des USA en 1974, je termine la tour EDF rue des Cuirassiers, commencée en 1972 avec Zum, qui me laisse orphelin en 1975.</p>
	<p>En 1978-79, les études des la gare TGV sont sur les rails et, par extension, tout le quartier entourant la gare, à l&#8217;Est.</p>
	<p>J&#8217;exerce la fonction d&#8217;architecte coordonnateur de l&#8217;opération, pour le compte de Charles Delfante et Michel Macary architectes en chef.</p>
	<p>Charles Beraudier, adjoint au maire de Lyon et charles Hernu, maire de Villeurbanne assurent le pilotage politique avec la SERL, toujours. Il est inutile de rappeler ici que la décision tardive de la SNCF d&#8217;implanter la gare à cet endroit bouleverse les données pour la Part-Dieu. Adossée jusqu&#8217;alors aux voies de chemin de fer et tournée vers l&#8217;Ouest, la Part-Dieu doit maintenant s&#8217;ouvrir à l&#8217;Est.<br />
C&#8217;est ainsi que la porte Vivier Merle du Centre commercial, de sortie de secours devient, de ce fait, sa principale entrée !</p>
	<p>L&#8217;inauguration de la gare a lieu en 1984, avec l&#8217;arrivée du TGV.</p>
	<p>Je retrouve Michel Macary et I.M.PEI au musée du Louvre, où j&#8217;assume la direction des études pour l&#8217;Aile Richelieu (occupée par le Ministère des Finances).<br />
C&#8217;est la seule période, en quarante ans, durant laquelle j&#8217;ai pris mes distances avec la Part-Dieu, c&#8217;est-à-dire de 1985 à 1990.</p>
	<p>En 1990, Michel Noir, nouveau maire de Lyon, me nomme architecte en chef de la Part-Dieu. V. Gregotti et R. Plottier étaient les deux autres candidats pour le poste. Ma connaissance du quartier aura été déterminante dans le choix. Peut-être Charles Delfante, remercié après vingt cinq années, en conçoit-il quelque amertume…</p>
	<p><strong>1990-2004 :</strong></p>
	<p>La tâche n&#8217;est pas simple et je suis évidemment conscient des difficultés. Les élus sont impatients de remédier à ce que l&#8217;on nomme pudiquement des dysfonctionnements. Pour mesurer l&#8217;état d&#8217;esprit des usagers, je cite deux écrivains, appelés à donner leur avis sur la Part-Dieu, au travers de quelques extraits.</p>
	<p>Marie Desplechin :<br />
<blockquote>
&#8220;La Part-Dieu est moche et vulgaire… Ces lieux, désormais, sont habités. Et c&#8217;est notre âme qui les habite. Aussi, j&#8217;avais une chose à reprocher aux orgueilleux qui les ont construits, c&#8217;est de nous avoir contraints à aimer des endroits que nous devrions haïr, car ils nous résument, nous blessent et nous méprisent… J&#8217;aimerais agrandir, élargir la petite place qui, à la sortie du centre commercial fait face au Gros Crayon. Nous pourrions, les jours d&#8217;été, tous nous y asseoir pour manger un sandwich et prendre le soleil… Jaimerais des façades partout, qui ouvriraient le centre commercial à l&#8217;air libre&#8221;…</p></blockquote>
	<p>Et Claude Burgelin :</p>
	<blockquote><p>
…&#8221;Colère devant une défaite de l&#8217;intelligence… Vivre avec la Part-Dieu, c&#8217;est négocier au jour le jour avec l&#8217;invivable… Tenter d&#8217;en tirer parti : procéder à quelques dynamitages victimes et secrets, trouver les failles par où desceller ces gros blocs, chercher pour soi-même les lambeaux ou les bouts de ficelle avec lesquels étoffer ou rapetasser ce patchwork aux coutures bizarres. Rêver, penser, sentir, éprouver la vie par ces procédure obliques. S&#8217;en contenter ?…&#8221;</p></blockquote>
	<p>Ambiance !<br />
Les conseils, les avis, ne manquent pas, car là ou L. Pradel et Ch. Delfante décidaient pratiquement seuls, une trentaine de personnes ont aujourd&#8217;hui leur mot à dire : édiles, services techniques de la ville, fonctionnaires de la Communauté urbaine, fonctionnaires de l&#8217;Atelier d&#8217;Urbanisme, associations diverses,… Des architectes, nombreux y vont chacun de leur proposition, en espérant avoir leur part du gâteau…</p>
	<p>Rester zen, attendre une accalmie, résister.</p>
	<p>Je dois à Henry Chabert, adjoint à l&#8217;Urbanisme de la Ville de Lyon d&#8217;être resté en place. Sa patience et sa confiance ont été précieuses en ces temps orageux. H. Chabert est l&#8217;homme politique qui a transformé (transfiguré devrais-je dire) la ville de Lyon. Sur combien de places, de placettes, d&#8217;avenues, de rues, de jardins, de parkings, de mises en lumière,…, a-t-il laissé son empreinte, il faut s&#8217;en souvenir et lui rendre hommage.</p>
	<p>Je lui sais gré d&#8217;avoir résisté aux pressions de tous bords, car tous ne tirent pas dans le même sens, tant s&#8217;en faut. Tel fonctionnaire, disposant d&#8217;un poste important à la Communauté Urbaine de Lyon (par conséquent au service du public) n&#8217;hésitera pas à écrire dans un rapport officiel au Maire de Lyon qu&#8217;un étage panoramique (ouvert au public) au sommet d&#8217;une tour &#8220;n&#8217;offre que peu d&#8217;intérêt&#8221;. Phase lourde de conséquence et sans doute non dénuée &#8220;d&#8217;intérêt&#8221;…<br />
Cependant, petit à petit, mes propositions se précisent et s&#8217;affirment, selon deux axes complémentaires : les tours et les espaces publics.</p>
	<p>Lors de  l&#8217;exposition &#8220;L&#8217;an II de la Part-Dieu&#8221; en 1991, j&#8217;écris :</p>
	<blockquote><p>&#8220;Si j&#8217;avais à expliquer la Part-Dieu à un enfant de sept ans, je lui dirais simplement que les constructions actuelles ressemblent à des individus qui se seraient fâchés et qui ne se parleraient plus.<br />
Certains sont beaux, d&#8217;autres sont quelconques, d&#8217;autres enfin sont franchement laids. Et je voudrais que cet enfant de sept ans comprenne que le groupe doit s&#8217;enrichir de nouveaux individus plus jeunes et capables par leur seule présence de rétablir le dialogue entre tous, sans exclure personne, y compris le fou du village.&#8221;</p></blockquote>
	<blockquote><p>&#8220;Il ne s&#8217;agit pas seulement de construire des mètres carrés. Il s&#8217;agit aussi et surtout de créer des espaces ouverts à tous, des volumes généreux, amples, où l&#8217;on respire ; avec des matériaux nobles, solides, beaux au regard et au toucher ; des volumes où entrent la lumière, le soleil, avec des arbres, des fleurs ; des lieux où les gens se sentent bien, c&#8217;est-à-dire où ils aient envie de se rencontrer, de s&#8217;y donner rendez-vous sur un banc, autour d&#8217;une pièce d&#8217;eau, autour d&#8217;un verre ; des lieux où les gens aient envie de se parler, de se tendre la main.&#8221;</p></blockquote>
	<p>De mon escapade new-yorkaise, j&#8217;ai tiré quelques enseignements et, en particulier, une conviction quant aux immeubles de grande hauteur, autrement dit les tours. Je les ai patiemment observées, inspectées, y compris leur environnement, tant à New York qu&#8217;à Chicago, à Boston, à San Francisco, à Atlanta, à Philadelphie, à Montréal, à Washington,…Quelle meilleure solution pour libérer l&#8217;espace au sol ! Je traduis le concept des tours à la Part-Dieu par &#8220;colline européenne en me référant à la &#8220;colline qui prie&#8221; (Fourvière) et à la &#8220;colline qui travaille&#8221; (la Croix Rousse)&#8221;, ainsi qu&#8217;au slogan &#8220;Lyon ville européenne&#8221;. Une formule a parfois plus d&#8217;impact qu&#8217;une longue démonstration ! Parallèlement, je soutiens sans relâche l&#8217;idée qu&#8217;un bâtiment quel qu&#8217;il soit, ne peut fonctionner qu&#8217;à la condition que ses abords soient conçus pour le desservir correctement. Tous nécessitent un espace suffisant à leurs pieds et, si possible, une esplanade (&#8221;la cinquième façade&#8221;).</p>
	<p>Quant aux entrées des tours, aux &#8220;trous de souris&#8221; habituellement pratiqués en France (par économie ?), j&#8217;oppose des halls vastes et lumineux, accessibles au public, à l&#8217;«&nbsp;américaine&nbsp;».</p>
	<p>Pour le sommet des tours, très souvent singularisés aux Etats-Unis, je parle de &#8220;sixième façade&#8221;, afin de sensibiliser les architectes d&#8217;opération à leur morphologie : les pieds, le corps, la tête.<br />
Plusieurs concours sont lancés, qui n&#8217;aboutiront pas, pour cause de crise immobilière. L&#8217;urbanisme est, aussi, œuvre de patience.</p>
	<p>Si les tours ne poussent pas, les espaces au sol, en revanche, vont se métamorphoser. Les auto-ponts Paul Bert et Felix Faure, sur le boulevard Vivier Merle, sont démolis. Le boulevard retrouve sa perspective depuis le cours Lafayette jusqu&#8217;à la Manufacture des Tabacs.</p>
	<p>Suivront la restructuration (sans ordre chronologique) de :</p>
	<ul>
	<li>- la rue Bouchut (entre Viver Merle et la Bibliothèque) ;</li>
	<li>- la placette entre le centre commercial et la Bibliothèque) ;</li>
	<li>- le boulevard de la Villette ;</li>
	<li>- la place de la Communauté Urbaine ;</li>
	<li>- le boulevard Vivier Merle (gare bus / tramway) ;</li>
	<li>- la gare SNCF (n&#8217;en déplaise à Monsieur Duthilleul architecte de la SNCF, je revendique l&#8217;idée de transférer les escaliers mécaniques d&#8217;accès aux quais du Nord au Sud de la gare) ;</li>
	<li>- la rue Servient ;</li>
	<li>- le boulevard Denuelle ;</li>
	<li>- la rue Bouchut (entre la rue des Cuirassiers et la rue Garibaldi) ;</li>
	<li>- les contre-allées de la rue Garibaldi ;</li>
	<li>- la place de Francfort.</li>
	</ul>
	<p>Excusez du peu !</p>
	<p>Un kilomètre de passerelles est démoli.</p>
	<p>Je parle à leur sujet &#8220;d&#8217;élaguer les branches mortes&#8221; car, de fait, peu de piétons les empruntent.<br />
En 1973, lors d&#8217;une conversation à New York avec Vincent Ponte, urbaniste, celui-ci m&#8217;avait déjà conforté dans l&#8217;idée que deux niveaux de circulation ne pouvaient cohabiter. Il la traduisit de manière peu triviale : &#8220;çà marche là où il y a de la fesse&#8221;!<br />
De nombreuses photos &#8220;avant&#8221; et &#8220;après&#8221; attestent de la transformation radicale de la physionomie de la Part-Dieu et de sa nouvelle vitalité avec les constructions à l&#8217;Est de la gare et au Sud de la rue Paul Bert sur le boulevard Vivier Merle.<br />
Des regrets ? Les tours bien sûr ! et la place haute entre le Centre Commercial et la tour du Crédit Lyonnais (suppression de la fontaine et couverture de la rue Servient).<br />
Egalement, la transformation de la rue Garibaldi en boulevard urbain , afin de relier la Part-Dieu à Moncey-Nord et au quartier de la Préfecture, en supprimant les trémies. Enfin, un souhait : que soient préservés les arbres en pleine terre, qui font face à la Cité d&#8217;Etat, seuls témoins du temps de la caserne…<br />
Une seule tour voit le jour aujourd&#8217;hui, sur le &#8220;lot R&#8221;. après de nombreux projets (une dizaine ?) de D.N. Petit, tous aussi remarquables les uns que les autres et qui mettaient en scène les concepts évoqués plus haut (esplanade d&#8217;accès, hall au volume généreux, étage panoramique, sommet singulier, forme élégante), c&#8217;est une construction des plus médiocres qui est en chantier.</p>
	<p>René Provost<br />
Architecte – Le Caire<br />
Janvier 2008</p>
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		<item>
		<title>Départ pour Le Caire</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2005 23:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Le stade d'Alexandrie</category>
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		<description><![CDATA[Départ pour la Caire demain après-midi pour une nouvelle vie avec toute la famille.
Nous rejoignons La Caire dès demain pour poursuivre les travaux sur le grand Stade d'Alexandrie.
Nous espérons avoir le temps de visiter la bibliothèque d'Alexandrie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><strong>Départ pour la Caire demain après-midi pour une nouvelle vie avec toute la famille.</strong><br />
Nous rejoignons La Caire dès demain pour poursuivre les travaux sur le grand Stade d&#8217;Alexandrie.<br />
Nous espérons avoir le temps de visiter la <a href="http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Bibliotheque--La_bibliotheque_dAlexandrie_par_Marc_Sauvalle">bibliothèque d&#8217;Alexandrie</a>.
</p>
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		<title>La Part-Dieu fait peau neuve</title>
		<link>http://www.reneprovost.org/?p=27</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2005 23:19:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Lyon La Part-Dieu</category>
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		<description><![CDATA[Ce quartier vieux de vingt ans n’a toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour. L’ensemble pèche surtout par sa signalisation et sa voirie. Des projets de réaménagement, en préparation, sont exposés place Béraudier.

“Part-Dieu an II”. Sous ce nom de bataille, une exposition place Béraudier présente les projets de réaménagement signés par René [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p>Ce quartier vieux de vingt ans n’a toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour. L’ensemble pèche surtout par sa signalisation et sa voirie. Des projets de réaménagement, en préparation, sont exposés place Béraudier.</p>
	<p>“Part-Dieu an II”. Sous ce nom de bataille, une exposition place Béraudier présente les projets de réaménagement signés par René Provost, architecte en chef de la Part-dieu. Mise en scène par Médiacité avec les photos de l’agence Editing, cette manifestation est le signe d’un nouveau départ pour un quartier qui, vingt ans après sa création, n’a toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour.</p>
	<p>Un échec flagrant en matière de signalisation mais surtout de voirie : l’avenue Georges Pompidou avec ses rêves de prestige, a été étouffée dans l’oeuf, la rue Garibaldi et le boulevard Vivier-Merle, de leurs côtés, sont des modèles de fiasco urbain : l’esprit “Ponts et chaussées” défigurent la ville au lieu de la servir. Aussi, rue Garibaldi, des liaisons privilégiées seront établies à hauteur de la rue Dunoir, depuis la future Cité judiciaire, permettant un enchaînement avec le cordon piétonnier de l’auditorium. Une autre ouverture sera réalisée rue Mazenod dans le prolongement de la rue du Docteur Bouchut. Plus qu’un simple raccomodage, c’est une thérapie de choc que préconise René Provost, collaborateur de Pei, le créateur de la Pyramide du Louvre.</p>
	<p>Les erreurs ont été largement stigmatisées par Charles Delfante, le concepteur de la Part-Dieu lui-même : “le plan était très dirigiste, trop peut-être, et sa stucture était porteuse d’une organisation spatiale fonctionnaliste, qui, abandonnant délibérément la construction en bord de rue, suggérait néanmoins des îlots par un marquage des angles et une alternance minéral-végétal. Je n’irai pas jusqu’à prétendre que ce projet d’ensemble était le meilleur ou le seul possible, je veux simplement dire que, depuis ce temps là, aucune recherche de cohérence et de composition urbaine à cette échelle n’a été entreprise et je crains que les rénovations et autres aménagements de la rive gauche soient à classer dans le chapitre des occasions perdues”.</p>
	<p>Pour René Provost, il s’agit de rattrapper le temps perdu afin de préparer le quartier à l’âge adulte : “Si j’avais à expliquer la Part-Dieu à un enfant de huit ans, je lui dirais simplement que les constructions actuelles ressembles à des individus qui se seraient fâchés et ui ne se parleraient plus. Certains sont beaux, d’autres sont quelconques, d’autres enfin sont franchement laids. Et je voudrais que cet enfant de huit ans comprenne que le groupe doit s’enrichir de nouveaux individus plus jeunes et capables de rétablir le dialogue entre tous, sans exclure personne, y compris le fou du village”.</p>
	<p>Un discours humaniste qui s’accompagne toutefois de chiffrages précis : René Provost estime à 100 MF le budget nécessaire pour refaire le boulevard Vivier-Merle, libre de trémies et mis à des dimensions plus urbaines.</p>
	<p>Une politique de remodelage qui exclut aussi la densification à tout crin.</p>
	<p>La construction de 250 000 m2 supplémentaires est tout de même envisagée. “Il ne s’agit pas  seulement de construire des mètres carrés” explique René Provost. “Il faut aussi et surtout créer des espaces ouverts à tous, des volumes amples où l’on respire ; des matériaux nobles, solides, beaux au regard et au toucher, des volumes où entrent la lumière, le soleil, avec des arbres, des fleurs, des lieux où les gens aient envie de se parler.”</p>
	<p>Pour restaurer la convivialité, les élus ont demandé à René Provost de réaménager le quartier ouest de la Part-Dieu en créant deux voies, ainsi qu’une nouvelle signalisation : d’une part en direction du terrain encore à construire face à la Caisse d’épargne, d’autre part vers le site actuel de TDF et FR3. René Provost estime bienvenue la construction d’une tour sur le premier emplacement. Elle devrait permettre de réaménager la gare des autobus et dégager une importante esplanade. Le but étant de facilier le passage des piétons.</p>
	<p>Le côté est du centre commercial verra son épaisseur augmentée par juxtaposition d’une nouvelle façade, ornementée d’enseignes “afin de le réconcilier avec son environnement”.</p>
	<p>Côté TDF, les projets de Provost et de la Ville sont soumis aux velléités de déménagement de FR3. Dans cette éventualité, Provost aimerait attirer le public dans le hall d’une nouvelle tour TDF.Celui-ci ouvrirait sur le parc et créerait un axe tansversal vers la rue des Cuirassiers. Une double liaison pour piétons. Verticale entre le niveau 6 au Nord et le niveau 0 au Sud avec escaliers mécaniques et ascenseurs. Une circulation horizontale est aussi prévue : le long d’un ruban piétonnier depuis la gare, vers la face sud du centre commercial et le bâtiment de la Cité administrative.</p>
	<p>Celle-ci devrait également bénéficier de réaménagement, à hauteur de l’esplanade Nord, limitée par le parking 3000, le centre commercial et la Tour du crédit lyonnais. L(objectif étant de désenclaver ces abords du centre commercial. Il envisage donc de modifier l’imposante voirie, d’agrandir et aménager l’esplanade en laissant la voirie se prolonger en trémie. Ce qui libérerait une voie d’accès au parking pour le Pullman.</p>
	<p>Autres bouleversements : le centre commercial devrait lui aussi profiter d’un lifting. Le nouveau chef d’orchestre du quartier, Provost, caresse l’idée d’ouvrir ce bloc sur l’extérieur, de le mettre en relation avec son environnement. L’esplanade devrait être étendue et aménagée comme lieu de rencontre et de “familiarisation” avec tout le complexe de la Part-Dieu. En même temps qu’il mettra en valeur le circuit passant par la rue du docteur Bouchut, Provost va revoir le traitement des façades. Malgré les contraintes du bâti existant, la terrasse du centre commercial sera embellie. Une structure légère type pergola servira à masquer le parking et ses édicules. A moyen terme, toute la conception du parking du centre commercial sera modernisée.</p>
	<p>Autant de remodelages qui répondent à une véritable stratégie urbaine : créer des repères géographiques indispensables à l’évolution du tissu urbain. En intégrant le bâtiment de la Cité administrative aux deux points forts, la future tour TDF/FR3 et le terrain qui fait face à la Caisse d’épargne, l’architecte choisit d’inscrire toutes ses propositions dans un carré tenant lieu de quadrillage “symbolique et réel” du site. Comme en musique (l’architecture atonale de la Part-Dieu induit souvent la métaphore sonore), la composition symétrique suggèrera un effet de résonnance dans une armature urbaine “qui souffre d’une trop grande banalisation”. Dans le quartier ouest de la Part-Dieu mais aussi entre le quartier ouest et le quartier est. Pour être sûr de réussir la greffe avec le quartier Villette, les lus ont confié à un maître, l’américain Pei la mission d’étude de l’ensemble place de Francfort.</p>
	<p>Une des idées maîtresses du projet Provost consiste aussi à développer une architecture avec des volumes simples, des façades lisses, réfléchissantes, opaques ou transparentes mais sans effets de style redondants. Bref, une architecture sereine destinée à apaiser des espaces en perpétuelle crise de croissance. Pour “calmer” un ensemble architectural quelque peu heurtée, Provost insiste sur le traitement des soubassements et des couronnements.</p>
	<p>Autant d’innovations dont le principal bénéficiaire sera le piéton. En plus de la mise en trémie de la rue Garibaldi, un “ring” d’accès à la Part-Dieu est à l’étude. Quant au futur boulevard de l’Europe (reprenant le tracé de la rue de la Villette), il sera aussi doté d’une animation de ville et non d’une façade de parking, comme prévu par Bouygues et la SNCF il y a un an. Des dalles de gravillons rongées de vétusté aux trottoirs impraticables à cause de l’implantation chaotique des panneaux, Provost prévoit une disparition des diverses pollutions visuelles et olfactives (passages souterrains pour les voitures).</p>
	<p>Le succès de cette Part-Dieu newlook est ausi une condition sine qua non de la réussite des autres opérations comme Gerland ou Cité Internationale : “Les investisseurs ne viendront que s’ils ont la preuve que les élus sont capables de mener jusqu’au bout un projet” assure ce directeur d’une holding du bâtiment.</p>
	<p>Daniel LICHT<br />
“Part-Dieu, an II”. Exposition sous chapiteau, place Charles Béraudier. Lyon, 3e arrondissement.</p>
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		<title>René Provost : « Les tours ont implosé »</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2005 12:17:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Reportage</category>
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		<description><![CDATA[Dès qu’un édifice dépasse 28 mètres, pour les bureaux et 50 mètres pour les logements, il devient IGH – immeuble de grande hauteur -, et est alors soumis à une réglementation spécifique. La structure doit résister à l’incendie ou selon les régions concernées, aux secousses sismiques. Mais pas contre un attentat à la bombe ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p>Dès qu’un édifice dépasse 28 mètres, pour les bureaux et 50 mètres pour les logements, il devient IGH – immeuble de grande hauteur -, et est alors soumis à une réglementation spécifique. La structure doit résister à l’incendie ou selon les régions concernées, aux secousses sismiques. Mais pas contre un attentat à la bombe ou un avion qui vient s’écraser sur ses façades.<br />
<em><br />
« On ne peut pas calculer la puissance, l’effet d’impact d’un avion, c’est impossible »</em>, indique l’architecte René Provost. Exerçant à Lyon et à Paris, il a participé, au début des années soixante-dix, à la conception du premier IGH lyonnais. A cette occasion, il est parti aux Etats-Unis plus d’une année pour étudier les tours new yorkaises. Les tours jumelles aussi. Ces ouvrages, dit-il, sont étudiés « pour résister d’abord à leur propre charge, à leur charge d’exploitation » (les ocupants et le mobilier). Le rapport est de 250 kilos par mètre carré. Ainsi pour un bureau de 10 m2, on peut appliquer une charge de 2,5 tonnes. Pour le World Trade Center, le calcul de la structure et des fondations prend également en compte le poids du bâtimentlui-même, les efforts dûs aux vents (250 km/h) et les contraintes sismiques.<br />
<strong><br />
Les tours de grande hauteur ne sont pas étudiées pour résister à un avion</strong></p>
	<p>Ces mastodontes faits de béton et d’acier qui s’élèvent à 412 mètres, <em>« reposent sur des fondations dont l’assise est ici le rocher de Manhattan »</em>, précise l’architecte. Comme la plupart des IGH, les planchers s’appuient sur les poteaux de façades et un noyau central. Ce noyau de 32 mètres par 21 mètres comporte les escaliers de secours, les ascenseurs et les gaines techniques. En cas d’incendie, et comme il n’est pas possible d’évacuer « toute la tour en même temps », un dispositif spécifique se déclenche. Chaque étage est en effet isolé par des planchers stables et coupe-feu. Pendant deux heures tous les étages de la tour ainsi protégés restent isolés du feu. Ce qui permet d’évacuer les étages sinistrés en premier lieu.</p>
	<p>Ces règles de construction ne sont évidemment pas conçues pour faire face à une telle tragédie. <em>« Dans ce cas là, on ne peut rien faire »,</em> estime l’architecte. <em>« La façade ne peut résister à la poussée de l’avion qui la pénètre et l’explose. Je suppose, qu’une partie de l’avion, compte tenu de la vitesse et du poids et surtout l’explosion qui en résulte, a atteinte le noyau central, véritable colonne vertébrale de l’ouvrage et a ainsi déséquilibré la tour. Quand la façade ne tient plus et que le noyau est endommagé sur plusieurs étages, la tour, selon lui, ne peut plus tenir debout »</em>.</p>
	<p>Et pourtant estiment certains spécialises, et compte tenu du choc, l’ouvrage a tout de même résisté. <em>« Les images de l’effondrement sont révélatrices, poursuit M. Provost ; on voit l’antenne disparaître au milieu plus vite que les façades. Les tours ont implosé ».</em></p>
	<p>Y aura-t-il des réflexions engagées sur la construction ou sur la réglementation des immeubles de grande hauteur après l’attentat du World Trade Center ? Difficile de le dire. Rien n’est indestructible. En France, commente-t-on à la Société de contrôle technique, Socotec, <em>« le règlement est abondant et globalement bien fait »</em> ; les règles françaises seraient même, selon ces experts, <em>« les plus exigeantes au monde ».</em></p>
	<p><strong>Aline Duret</strong><em> (paru dans Le Progrès de Lyon)</em></p>
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		<title>Un étudiant sculpte un grand Christ pour la chapelle Saint-Albin en Plogonnec</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jun 2005 21:52:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Reportage</category>
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		<description><![CDATA[A l’école des ingénieurs de Strasbourg, le jeune René Provost poursuit de studieuses études d’architecture. C’est la seule école en France qui forme un architecte en 4 ans.

René Provost va dans quelques semaines y débuter sa 3e année. Les vacances actuelles de notre futur architecte se sont partagées entre Quimper – où habite et travaille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><strong>A l’école des ingénieurs de Strasbourg, le jeune René Provost poursuit de studieuses études d’architecture. C’est la seule école en France qui forme un architecte en 4 ans.<br />
</strong><br />
René Provost va dans quelques semaines y débuter sa 3e année. Les vacances actuelles de notre futur architecte se sont partagées entre Quimper – où habite et travaille maintenant sa mère – et St Albin en Plogonnec. Ce petit hameau de St-Albin retiré au fond de la campagne de Plogonnec, avec ses deux douzaines de maisons et son école autour de la chapelle  est demeuré cher au coeur du jeune René Provost. Ses parents y tinrent commerce jusqu’à la mort de son père. Il y a vu le jour.</p>
	<p>C’est là qu’il a fait ses débuts dans une vie qui s’annonce prometteuse. Sur les bancs de la petite école du lieu, il a appris les rudiments de l’instruction. Sa vive intelligence  s’y est manifestée et s’y est développée. Elle l’a mené aujourd’hui à l’école des ingénieurs de Strasbourg et cette promotion n’a pas manqué de réjouir tous les amis qu’il a gardés au pays.<br />
<strong><br />
Il promet un christ pour la chapelle</strong></p>
	<p>Il y a quelques années, cette jolie chapelle de St-Albin dut être restaurée. M. René Provost, le père, était menuisier-charpentier de profession et fut chargé de la mise en place de la nouvelle charpente du sanctuaire. Son oeuvre parfaitement  réalisée rappellera ainsi longtemps son souvenir. C’est elle également qui, un jour, donna l’idée au fils d’apporter sa petite contribution à l’aménagement de la chapelle.</p>
	<p>Il se mit en tête de sculpter un grand Christ dont il ferait don au sanctuaire. L’abbé Croissant, recteur de Plogonnec, à qui il s’ouvrit de son projet aux dernières vacances de Pâques, y souscrit de très bonne grâce.</p>
	<p>Il y a une quinzaine de jours, donc, revenu en Bretagne se reposer de ses épuisantes études d’architecte, René  Provost, dans le calme de St-Albin, s’attaqua à son œuvre. Il choisit une grosse bille de hêtre, la dégrossit à la scie et maniant avec dextérité la gouge et le ciseau, y modela petit à petit le Christ qu’il voulait créer.</p>
	<p>Son modèle, il l’avait choisi dans l’oeuvre d’un artiste italien qu’il avait grossièrement décalquée dans une revue qu’il avait eue entre les mains à l’école de Strasbourg. Plus de 50 heures de travail lui ont été nécessaires pour achever sa sculpture. Aujourd’hui elle est prête. Son christ qui mesure  1 m 30 de hauteur et 1 m 20 d’envergure va prendre place dans la chapelle au-dessus du maître-autel. L’autre jour quand nous l’avons visité, René Provost était occupé à lui préparer sa place. Il y trônera  pour le grand pardon de la chapelle  qui se déroulera le dimanche 30 septembre prochain.<br />
<em><br />
« Le Christ sera scellé à même le mur, sans croix nous expliquait-il. La vérité historique ne sera peut-être pas respectée, mais le symbole le même. »</em></p>
	<p>Quelle belle leçon a ainsi donnée Renée Provost à cette jeunesse d’aujourd’hui pour qui trop souvent vacances sont synonyme d’oisiveté et de dissipation ?</p>
	<p><em>« J’ai encore l’intention, nous disait-il, de réaliser pour la chapelle un chemin de croix, mais en peinture ».<br />
</em><br />
Car René Provost, qui vient de mener à bien sa première sculpture s’adonne également  à la peinture. Il a commencé par l’aquarelle, la gouache et le fusain. Il vient de se mettre à l’huile et a déjà à son actif une dizaine de toiles.</p>
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		<item>
		<title>Un chantier extraordinaire</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2005 17:03:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Le stade de France</category>
	<category>Revue de presse</category>
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		<description><![CDATA[
Paru dans Ouest-France

 

René Provost, natif de Plogonnec, est en vacances dans la région. Cet architecte est responsable de la coordination technique du chantier du grand stade, qui accueillera la Coupe du monde. Il s'explique sur ce projet grandiose dimanche, à 19 h 30, à la salle polyvalente de Plogonnec.

En vacances dans sa commune natale, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><em><br />
Paru dans Ouest-France</em><br />
<a href="/wp-content/chantierextraodinaire.jpg"><br />
<img src='/wp-content/chantierextraodinaire.gif' alt='' /> </a><br />
<strong><br />
René Provost, natif de Plogonnec, est en vacances dans la région. Cet architecte est responsable de la coordination technique du chantier du grand stade, qui accueillera la Coupe du monde. Il s&#8217;explique sur ce projet grandiose dimanche, à 19 h 30, à la salle polyvalente de Plogonnec.</strong></p>
	<p>En vacances dans sa commune natale, René Provost souhaite faire partager sa passion pour le Grand stade de Saint-Denis, en région parisienne. Architecte de formation, il est responsable de toute la coordination technique du projet. « C&#8217;est un chantier monumental, explique-t-il, cela représente un millier de plans. Le stade pourra  accueillir 80 000 spectateurs.”</p>
	<p>Le chantier doit être terminé  à la fin de l&#8217;année 97. Le stade sera testé pendant six mois avant la confrontation internationale.</p>
	<p>René Provost a voulu faire profiter les habitants de Plogonnec et de Quimper de ses connaissances sur le sujet. « Je viens chaque année en vacances ici, explique-t-il, c&#8217;est normal de penser d&#8217;abord aux gens de ma région. »</p>
	<p>Les plans seront exposés, et chacun pourra poser les questions qu&#8217;il souhaite sur ce chantier extraordinaire. « C&#8217;est un ouvrage qui représente deux milliards de trams. Il est finance pour moitié par l&#8217;Etat. Son originalité  est de posséder 25  000 places amovibles, sur 25 gradins successifs. Cela permet au  besoin de dégager un terrain d&#8217;athlétisme. La toiture occupe une surface de six hectares&#8230; » De quoi faire rêver.<br />
<em><br />
René Provost, responsable de la coordination du grand stade, est originaire de Plogonnec.</em>
</p>
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	</item>
		<item>
		<title>La Part-Dieu fait peau neuve</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2005 16:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Lyon La Part-Dieu</category>
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		<description><![CDATA[

Ce quartier, vieux de vingt ans n toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour. L'ensemble pèche qurtout par sa signalisation et sa voirie. Des projets de réaménagement, en préparation, sont exposés place Béraudier.

"Part-Dieu an II". Sous ce nom de bataille, une exposition place Béraudier présente les projets de réaménagement sinés par René [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><img src='/wp-content/lyonliberationpartdieu.gif' alt='' /></p>
	<p><strong>Ce quartier, vieux de vingt ans n toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour. L&#8217;ensemble pèche qurtout par sa signalisation et sa voirie. Des projets de réaménagement, en préparation, sont exposés place Béraudier.</strong></p>
	<p>&#8220;Part-Dieu an II&#8221;. Sous ce nom de bataille, une exposition place Béraudier présente les projets de réaménagement sinés par René Provost, architecte en chef de la Part-Dieu. Mise en scène par Médiacité avec des photos de l&#8217;agence Editing, cette manifestation est le signe d&#8217;un nouveau départ pour un quartier qui, vingt ans après sa création, n&#8217;a toujours pas réussi sa greffe avec le tissu urbain alentour.</p>
	<p>Un échec flagrant en matière de signalisation mais surtout de voirie : l&#8217;avenue Georges Pompidou avec ses rêves de prestige, a été étouffée dans l&#8217;oeuf, la rue Garibaldi et le boulevard Vivier-Merle, de leurs côtés, sont des modèles de fiasco urbain : l&#8217;esprit &#8220;Ponts et chaussées&#8221; défigurent la ville au lieu de la servir. Aussi, rue Garibaldi, es liaisons privilégiées seront établies à hauteur de la rue Dunoir, depuis la future Cité judiciaire, permettant un enchaînement avec le cordon piétonnier de l&#8217;auditorium. Une autre ouverture sera réalisée rue Mazenod dans le prolongement de la rue du Docteur Bouchut. Plus qu&#8217;un simple raccomodage, c&#8217;est une thérapie de choc que préconise René Provost, collaborateur de Pei, le créateur de la Pyramide du Louvre.</p>
	<p>Les erreurs ont été lrgement stigmatisées par Charles Delfante, le concepteur de la Part-Dieu lui-même : &#8220;le plan était très dirigiste, trop peut-être, et sa structure était porteuse d&#8217;une organisation spatiale fonctionnaliste, qui, abandonnant délibérément la construction en bord de rue, suggérait néanmoins des îlots par un marquage des angles et une alternance minéral-végétal. Je n&#8217;irai pas jusqu&#8217;à prétendre que ce projet d&#8217;ensemble était le meilleur ou le seul possible, je veux simplement dire que, depuis ce temps là aucune recherche de cohérence et de composition urbaine à cette échelle n&#8217;a été entreprise et je crains que les rénovations et autres aménagements de la rive gauche soient à classer dans le chapitre des occasions perdues&#8221;.</p>
	<p>Pour René Provost, il s&#8217;agit de rattraper le temps perdu afin de préparer le quartier à l&#8217;âge adulte : &#8220;Si j&#8217;avais à expliquer la Part-Dieu à un enfant de huit ans, je lui dirais simplement que les constructions actuelles ressemblent à des individus qui seraient fâchés et qui ne se parleraient plus.Certains sont beaux, d&#8217;autres sont quelconques, d&#8217;autres enfin sont franchement laids. Et je voudrais que cet enfant de huit ans comprenne que le groupe doit s&#8217;enrichir de nouveaux individus plus jeunes et capables de rétablir le dialogue entre tours, sans exclure personne, y compris le fou du village&#8221;.</p>
	<p>Un discours humaniste qui s&#8217;accompagne toutefois de chiffrages précis : René Provost estime à 100 MF le budget nécessaire pour refaire le boulevard Vivier-Merle, libre de tremies et mis à des dimensions plus urbaines. Une politique de remodelage qui exclut aussi la densification à tout crin. (…)</p>
	<p>Daniel Licht (Lyon-Libération, spécial chantiers)
</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Une très belle aventure</title>
		<link>http://www.reneprovost.org/?p=22</link>
		<comments>http://www.reneprovost.org/?p=22#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2005 15:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Le stade de France</category>
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		<description><![CDATA[Pendant trois ans, René Provost, chef de projet du Stade de France a travaillé aux côtés de l'équipe des concepteurs, Macary, Zublena, Régembal et Costantini.


  

Parlez lui du Stade de France, aussitôt son regard s'illumine et les souvenirs ressurgissent en un instant. Chef de projet du Stade de France, l'architecte René Provost a travaillé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p><strong>Pendant trois ans, René Provost, chef de projet du Stade de France a travaillé aux côtés de l&#8217;équipe des concepteurs, Macary, Zublena, Régembal et Costantini.<br />
</strong></p>
	<p><img src='/wp-content/belleaventure.gif' alt='echos-de-la-presse' />  </p>
	<p>Parlez lui du Stade de France, aussitôt son regard s&#8217;illumine et les souvenirs ressurgissent en un instant. Chef de projet du Stade de France, l&#8217;architecte René Provost a travaillé pendant trois ans aux côtés des architectes chargés de concevoir le gigantesque ouvrage, Michel Macary, Aymeric Zubiena, Michel Regembal et Claude Costantini. Comme eux, il a vécu « cette belle aventure », parfois avec angoisse, souvent avec grand enthousiasme. Les milliers d&#8217;heures qu&#8217;il a passées sur le chantier à centraliser les informations et à organiser la logistique du chantier, il ne les regrette pas le moins du monde. « Et si c&#8217;était à refaire, je suis prêt à recommencer tout de suite » précise t-il sans aucune hésitation .., « J&#8217;ai toujours rêvé de faire ou de participer à la réalisation d&#8217;un stade ».</p>
	<p>Né en 1939 dans le Finistère, René Provost est un peu devenu le spécialiste des grands chantiers. Ainsi et avant le Stade de France, il est nommé chef de projet de l&#8217;aile Richelieu du Grand Louvre, puis chef de projet de la piscine et du vélodrome olympique de Berlin. Depuis 1990, il est aussi architecte en chef de la Part-Dieu.<br />
<strong><br />
- Nommé chef de projet du Grand Stade, quel a été votre rôle durant ces trois années ?</strong></p>
	<p>R.P. : J&#8217;ai l&#8217;habitude des grands projets. Avec Michel Macary, j&#8217;ai déjà travaillé sur les projets d&#8217;extension de la Part-Dieu, puis sur le Louvre. On se connaît depuis vingt ans. Avec Perrault,  j&#8217;ai travaillé à Berlin. C&#8217;est une expérience qui m&#8217;a servi, car ce type de projet nécessite beaucoup de monde et de technique. Le chef de projet est l&#8217;homme vers lequel tout converge. Parce qu&#8217;il faut que l&#8217;information soit centralisée quelque part, surtout pendant les études. En trois ans, 2000 heures de réunion ont été organisées, ce qui représente une année entière de réunion. Un travail de coordination et d&#8217;analyse était donc nécessaire, il s&#8217;agissait, je le rappelle, de bâtir un projet sur 250 000 mètres carrés de plancher.</p>
	<p>- Si l&#8217;on excepte les angoisses et les nuits blanches, quel est le meilleur souvenir que vous conservez ?</p>
	<p>Ce type de chantier occasionne un stress permanent. Ainsi à un moment nous étions cinquante architectes sur le site. Des	architectes qui ont confectionné quelque 10 000 plans. Des souvenirs, j&#8217;en ai beaucoup, mais la mise en place du premier élément de toiture reste le plus émouvant. Sur le plan humain, j&#8217;évoquerais la rencontre avec Michel Platini, un grand bonhomme, doté d&#8217;une simplicité de contact et de comportement remarquables. Vous savez, je suis encore très ému quand j&#8217;entre dans ce stade comme spectateur. Pendant les travaux, j&#8217;ai toujours eu en tête les acteurs et les spectateurs. C&#8217;est l&#8217;objectif premier. Aujourd&#8217;hui, ce sont très exactement 80 049 places qui disposent d&#8217;une visibilité complète.</p>
	<p>- La pelouse a -elle repris des couleurs ?</p>
	<p>La pelouse a retrouvé bonne mine, cela a été un peu plus long que prévu, mais aujourd&#8217;hui elle est verte. En fait, elle a eu une maladie grave, le « pythion ».</p>
	<p>Ces champignons sont apparus tout de suite après la pose. A cela est venu s&#8217;ajouter le stress du dépavage et du transport. Après traitement spécifique, la maladie a été éradiquée.</p>
	<p>- On reproche au concepteur de ne pas avoir aménagé suffisamment de places de parking, est-ce votre avis ?</p>
	<p>C&#8217;est un choix. Si nous réalisons 30 à 40 000 places de stationnement, nous créons inévitablement un bouchon autour du stade, bouchon qui vient s&#8217;ajouter à ceux des autoroutes voisines déjà très chargées. Cela risque de provoquer un étranglement. Le choix des 5 000 places est un choix réfléchi. En revanche, nous avons mis l&#8217;accent sur les transports en commun : les deux lignes B et D du RER sont respectivement à 500 mètres et un kilomètre du stade- La ligne 3 du métro est à un kilomètre. Par ailleurs en cas de grève, 700 bus seront mis en service</p>
	<p>- Les riverains du stade pourront-ils regarder la télévision ?</p>
	<p>Effectivement il y a un problème de réception. La toiture du stade fait écran. Il faudra donc installer un relais.<br />
<strong><br />
- Le Stade de France est aujourd&#8217;hui terminé, quels sont vos projets ?</strong><br />
Je vais participer au côté de Michel Mascary au projet de réhabilitation de l&#8217;immeuble du Crédit Lyonnais. Ce bâtiment, classé monument historique, va pendant trois ans faire l&#8217;objet d&#8217;une importante restructuration. Et le chantier devrait commencer dans un an &#8230;</p>
	<p>Propos recueillis par Aline DURET
</p>
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	</item>
		<item>
		<title>«J&#8217;ai toujours rêvé de participer à la construction du grand stade ! »</title>
		<link>http://www.reneprovost.org/?p=19</link>
		<comments>http://www.reneprovost.org/?p=19#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2005 20:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Reportage</category>
	<category>Le stade de France</category>
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		<description><![CDATA[Aujourd'hui, est comblé le rêve de René Provost, le chef de projet représentant, sur le terrain (ça tombe bien, il est footballeur), les quatre architectes (1). En effet, après avoir œuvré a Saint-Denis, il prépare ses valises pour s'installer à Istanbul où, le 28 novembre dernier, vient d'être posée la première pierre d'un stade de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p>Aujourd&#8217;hui, est comblé le rêve de René Provost, le chef de projet représentant, sur le terrain (ça tombe bien, il est footballeur), les quatre architectes (1). En effet, après avoir œuvré a Saint-Denis, il prépare ses valises pour s&#8217;installer à Istanbul où, le 28 novembre dernier, vient d&#8217;être posée la première pierre d&#8217;un stade de 80 000 places&#8230; également conçu par Michel Macary et Aymeric Zublena.<br />
<strong><br />
Monsieur 10 000 plans</strong></p>
	<p>Entre autres, René Provost et son équipe de 50 architectes ont dû prevoir le cheminement des fluides au sein d&#8217;un ouvrage dont les quatre architectes ont défini le projet.</p>
	<p>A savoir :</p>
	<p>- l&#8217;énergie électrique qui chemine en empruntant 90 km de chemins de câbles (voir page 44) afin d&#8217;alimenter les différents usages (léclairage, transmission TVHD et radio, sonorisation, sécurité &#8230; ) ;</p>
	<p>- le traitement de l&#8217;air ;</p>
	<p>- les installations sanitaires (ne faut-il pas prévoir 3 WC pour 1 000 spectateurs hommes et femmes&#8230; sans compter le nombre d&#8217;urinoirs ?).</p>
	<p>Au total, trois années d&#8217;études et de réalisations, concrétisées par environ 10 000 plans, ainsi que près de 2 000 heures de réunions avec les concepteurs, les bureaux d&#8217;études, les entreprises de mise en oeuvre et d&#8217;installation, les bureaux de contrôle (Bureau Veritas et CEP), les services de sécurité&#8230;</p>
	<p>Une satisfaction soulage René Provost aujourd&#8217;hui. Malgré les nombreuses difficultés techniques, « le stade n&#8217;a pas été dénaturé par rapport au concours de concession.»</p>
	<p>&#8220;Trois années dont 2 000 heures de réunions diverses. » Tout ce temps consacré au Stade de France ne perturbe pas l&#8217;apparente sérénité de René Provost, breton de 55 ans. Il faut dire qu&#8217;il n&#8217;est pas novice en matière de grands chantiers. Trois ouvrages en témoignent notamment :</p>
	<p>- tout d&#8217;abord, le quartier de la Part-Dieu, à Lyon, dont il est l&#8217;architecte en chef,</p>
	<p>- ensuite, le musée du Louvre, à Paris, aux côtés de Ieoh Ming Pei et de Michel Macary ;</p>
	<p>- enfin, la piscine et le vélodrome de Berlin, au côté de Dominique Perrault.</p>
	<p>Mais revenons à Saint-Denis !</p>
	<p>« Le stade m&#8217;a fait passer des nuits blanches » confie René   Provost à qui, assisté d&#8217;une cinquantaine d&#8217;architectes au plus fort du projet (2), est revenu l&#8217;organisation de l&#8217;ensemble des utilités de l&#8217;ouvrage et de l&#8217;organisation logistique du chantier.</p>
	<p>Cela n&#8217;a pas été toujours facile. « Mais il existe toujours des solutions pour sortir d&#8217;une impasse », estime le chef de projet en soulignant que « mon expérience des grands chantiers m&#8217;a appris la diplomatie et l&#8217;art de la négociation pour trouver les arguments justes. » Une de ses principales satisfactions : le fait que le Stade de France soit «particulièrement convivial, y compris dans sa forme et ses finitions.»</p>
	<p>(1) Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Remabal et Claude Costantini</p>
	<p>(2) En plus de la cinquantaine d’archi tectes, sont également intervenus, côté conception, une cinquantaine d’ingénieurs et, côté chantier, près de 1 500 professionnels</p>
	<p>Le travail du chef de projet porte essentiellement sur la coordination entre tous les intervenants. Ce jusqu&#8217;au moindre détail&#8230; telle la demande du CFO portant sur l&#8217;implantation de 32 mâts (un par pays participant) au niveau du chemin de ronde. Ce croquis, emprunté au &#8220;journal de bord&#8221; de René Provost, en témoigne.</p>
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		<title>Car notre siècle n&#8217;a pas tout dit</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2005 00:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Provost</dc:creator>
		
	<category>Ma philosophie</category>
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A la fin du XXe siècle, le baptême de la promotion "VIOLLET-LE-DUC" apparaît à la fois symbolique et prémonitoire.

A l'heure de la pensée unique, le rappel de son œuvre ne peut-être à mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[	<p>C&#8217;est ainsi que VIOLLET-LE-DUC pressentait il y a plus d&#8217;un siècle de nouvelles réponses architecturales structurelles aux évolutions sociales et culturelles à venir.</p>
	<p>A la fin du XXe siècle, le baptême de la promotion &#8220;VIOLLET-LE-DUC&#8221; apparaît à la fois symbolique et prémonitoire.</p>
	<p>A l&#8217;heure de la pensée unique, le rappel de son œuvre ne peut-être à mes yeux que salutaire. A son sujet, quelques citations relevées ça et là:</p>
	<blockquote><p><em><br />
« L&#8217;architecture est accessible à tous en tant qu&#8217;activité sociale essentielle. Chacun a droit à l&#8217;architecture&#8230; L&#8217;architecture n&#8217;a pas besoin d&#8217;initiation, mais d&#8217;une saine intelligence &#8230; Le public qui a journellement à faire avec l&#8217;architecture, le public qui construit et surtout qui habite .. Le rôle de l&#8217;architecte est celui d&#8217;un Socrate qui, par ses questions, dispose à réfléchir &#8230; L&#8217;histoire est la seule école d&#8217;apprentissage direct &#8230; L&#8217;architecture est le produit spécifique d&#8217;un &#8220;état social&#8221; &#8230; (VIOLLET-LE-DUC) qui disparaissait toujours derrière son œuvre &#8230; »</em></p></blockquote>
	<p>Enfin son refus de l&#8217;académisme.</p>
	<p>Tout ceci est d&#8217;une actualité saisissante, dans un siècle finissant où l&#8217;argent, le conformisme, le vedettariat, la langue de bois, le confort ambiant, la mode s&#8217;érigent trop et prtout en valeurs essentielles.</p>
	<p>VIOLLET-LE-DUC est là pour nous rappeler l&#8217;importance culturelle de l&#8217;histoire, du lieu, de la société, pour nous apprendre l&#8217;humilité, our nous inciter à réagir conre l&#8217;académisme et les modes.</p>
	<p>Il est probable que notre siècle n&#8217;a plus grand chose à dire. Vous serez les architectes et les ingénieurs de la première moitié du XXIe siècle. Les frontières s&#8217;ouvrent, l&#8217;horizon s&#8217;élargit : vous aurez à dire&#8230; </p>
	<p>René PROVOST
</p>
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